Un trésor végétal aux multiples noms, bienfaits et formes thérapeutiques fascinantes : la nigelle, un incontournable depuis des millénaires.

La nigelle : un trésor végétal !

La nigelle, aussi appelée cumin noir, herbe aux épices, cheveux de Vénus ou encore pattes d’araignée, est une plante au nom aussi multiple que fascinant. Mais comment s’y retrouver parmi cette pluralité d’appellations ? Parle-t-on toujours de la même plante lorsque l’on évoque la nigelle et ses nombreux bienfaits ?

Il est vrai que la nigelle est recommandée depuis des siècles, aussi bien dans des textes traditionnels et sacrés que dans les médecines populaires. Aujourd’hui, elle fait également l’objet d’un intérêt scientifique croissant, avec plus de 2 000 études universitaires consacrées à ses propriétés.


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Un trésor végétal aux multiples noms, bienfaits et formes thérapeutiques fascinantes : la nigelle, un incontournable depuis des millénaires.

La nigelle : un trésor végétal !

 

La nigelle, aussi appelée cumin noir, herbe aux épices, cheveux de Vénus ou encore pattes d’araignée, est une plante au nom aussi multiple que fascinant. Mais comment s’y retrouver parmi cette pluralité d’appellations ? Parle-t-on toujours de la même plante lorsque l’on évoque la nigelle et ses nombreux bienfaits ?

Il est vrai que la nigelle est recommandée depuis des siècles, aussi bien dans des textes traditionnels et sacrés que dans les médecines populaires. Aujourd’hui, elle fait également l’objet d’un intérêt scientifique croissant, avec plus de 2 000 études universitaires consacrées à ses propriétés.

La nigelle : une diversité botanique à connaître.

Différentes espèces de nigelle. Image issue du mémoire de Orsi-llinares fabienne. 

Avant toute chose, il est important de préciser que la nigelle n'est pas une plante unique, mais un genre botanique. En botanique, un genre regroupe plusieurs espèces partageant des caractéristiques communes. La classification utilisée isi s'appuie sur le système de Bentham et Hooker, référence majeur en taxonomie végétale. La nigelle appartient à la famille des Ranunculaceae (Renonculacées), une famille de plantes à fleurs. Elle se distingue notamment par son fruit, qui prend la forme d'une capsule (fruit sec s'ouvrant à maturité) ou parfois d'une follicule

Le genre Nigella compte environ 25 espèces. Fait essentiel à connaître : toutes ne sont pas comestibles ni médicinales. Certaines espèces peuvent même se révéler toxiques pour l’être humain. Cela soulève une question fondamentale : de quelle nigelle parle-t-on réellement lorsque l’on vante ses vertus thérapeutiques ?

Nigella sativa : la nigelle médicinale.

Nigella sativa, plante entière. Image issue du mémoire de Orsi-llinares fabienne. 

L’espèce qui nous intéresse ici est Nigella sativa, la nigelle cultivée et utilisée depuis l’Antiquité pour ses bienfaits sur la santé. Ce sont principalement ses graines noires qui concentrent ses propriétés.

La molécule phare de Nigella sativa est la thymoquinone. Ce composé naturel est reconnu pour ses effets anti-inflammatoires, antioxydants et immunomodulateurs (c’est-à-dire qu’il aide à réguler et soutenir le système immunitaire).

La thymoquinone : un actif au fort potentiel

Structure chimique de la thymoquinone.

La thymoquinone est un principe actif présent naturellement dans les graines de nigelle. Les recherches scientifiques montrent qu’elle agit à plusieurs niveaux de l’organisme. Des études précliniques indiquent notamment un intérêt dans la recherche sur les cellules cancéreuses, en influençant des mécanismes tels que :

  • le cycle cellulaire,
  • la prolifération des cellules,
  • l’apoptose (mort programmée des cellules),
  • l’angiogenèse (formation de nouveaux vaisseaux sanguins),
  • la métastase et l’autophagie (processus de recyclage cellulaire).

Ces effets ont été observés in vitro (en laboratoire, sur des cellules ou tissus isolés) et in vivo (sur des organismes vivants, généralement des modèles animaux). Les domaines de recherche concernent notamment le cancer du pancréas, mais aussi le diabète, l’asthme et diverses maladies inflammatoires.

Lexique rapide

In vitro : études réalisées en laboratoire, hors organisme vivant.

In vivo : études réalisées sur un organisme vivant.

De la graine à l’huile.

La thymoquinone se retrouve dans les graines de Nigella sativa, mais également dans l’huile obtenue par pression à froid de celles-ci. Cette huile végétale (souvent appelée, à tort, “huile essentielle”) contient de nombreux composés bioactifs, dont des acides gras essentiels, des acides aminés et d’autres substances synergiques qui participent à ses effets thérapeutiques. 

« L’huile de Nigelle ne contient que peu de tocophérols, comparée à d’autres huiles végétales. La particularité de l’huile de Nigella sativa est la présence de quinones : thymoquinone et thymohydroquinone ; et d’un composé phénolique : thymol. Ces quinones sont les composés actifs de l’huile de Nigelle qui (...) lui confèrent d’importantes propriétés pharmacologiques. Elles sont en outre des marqueurs de l’huile essentielle, la thymoquinone en étant parfois un des constituants majoritaires. » (Orsi-Llinares, F. (2005). La nigelle, une épice d’intérêt médicinal. Mémoire de fin d’études.)

Les bienfaits de la nigelle sont ainsi reconnus et utilisés depuis des millénaires dans différentes traditions, et aujourd’hui confirmés par la recherche moderne.

Pourquoi intégrer la nigelle à son quotidien ?

La nigelle peut être utilisée comme soutien naturel, doux et sûr pour accompagner l’organisme dans différentes situations :

  • Douleurs articulaires et musculaires (arthrose, tendinites, raideurs).
  • Troubles digestifs inflammatoires, en aidant à apaiser la muqueuse intestinale.
  • Inflammations respiratoires (allergies, bronchites), fatigue générale ou inflammations cutanées.

Elle peut également être associée à d’autres actifs naturels comme les oméga-3 ou le curcuma, disponibles à l’Herboristerie Dufayel, afin de renforcer les effets anti-inflammatoires et antioxydants.


BIBLIOGRAPHIE

  • Orsi-Llinares, F. (2005). La nigelle, une épice d’intérêt médicinal. Mémoire de fin d’études.
  • Butnariu, M., Quispe, C., Herrera-Bravo, J., Helon, P., Kukula-Koch, W., López, V., et al. (2022). The effects of thymoquinone on pancreatic cancer: Evidence from preclinical studies. Article scientifique, version publiée le 8 juillet 2022.